lundi 14 février 2011

Je vous ai tant aimés !

Léa a été amoureuse de plein de TO… mais pense qu’elle va finir vieille fille.

L’autre jour, sur une plage de Thaïlande, (j’aime bien commencer un billet ainsi… ça fait un peu snob, mais j’assume…), ma copine Emilie (qui est agent immobilier et qui a une vie amoureuse au moins aussi compliquée que la mienne) déclarait très sérieusement en parlant de son dernier amoureux que « non, vraiment, ce type était comme une petite maison de famille vers laquelle on aimer passer des week-ends… jolie, mais délabrée » et qu’au quotidien, elle aspirait à « quelque chose de plus confortable et rassurant ».

J’ai bien aimé cette jolie image. On était censées être en vacances, on parlait de mecs en buvant du lait de coco et des jus d’ananas devant une mer turquoise… et puis voilà : tout revenait au bureau… moi, j’ai comparé mes ex à des tour-operators, mais mes copines n’ont rien compris à mes blagues…

J’espère que vous, mes sœurs, vous saurez les apprécier.

Commençons par le début :

Olivier, c’était FRAM !

J’avais 15 ans, et c’était mon premier vrai amour de fille presque adulte. Il fallait bien que j’y aille un jour, alors pourquoi pas lui ? Malgré son accent rocailleux et son air un peu mal dégrossi, il sentait bon le terroir. C’était le premier de la classe. Il manquait certes un peu de fantaisie, mais il était là, en tête de gondole et il était accessible. En plus, je comprenais bien comment il fonctionnait…

il s’imposait vraiment comme une évidence. Et puis, il était pratique : il venait me chercher chez moi… (avec une mobylette bricolée, mais il venait…)

Alors voilà, Olivier a été le premier et c’était bien avant que FRAM n’adopte son nouveau slogan « le plaisir en grand ». Heureusement pour lui, parce que j’aurais attaqué pour publicité mensongère.


Après, il y a eu Laurent.

Laurent était un club Oyyo à lui tout seul. Vous ne vous souvenez pas du slogan d’Oyyo ? « si tu dors, t’es mort ». Laurent était ainsi : jeune collaborateur plein d’avenir dans un cabinet d’avocats, Laurent était au cabinet (ça aussi j’aime beaucoup comme expression) de 8h à 22h tous les jours. Mais quand il finissait par s’arracher à ses dossiers, c’était le grand jeu : restau’ tous les soirs, puis bars branchés et boites de nuit… à ce rythme là, pour tenir, je devais dormir de 19h à 22h… On sortait de boite à 4 heures du mat’ et il se relevait à 7 heures ! A la fin de l’été, j’étais usée, desséchée, j’avais pris 10 ans

Autant dire qu’il a tenu aussi longtemps que les clubs Oyyo : une petite saison.

Je suis ensuite tombée très amoureuse de Xavier. J’étais très fière de lui.

Xavier, c’était Kuoni.

Les copines le regardaient comme un beau produit : il était joli, toujours tiré à quatre épingles, il avait une jolie peau et un sourire éclatant. Sa plus-value culturelle faisait très bien dans les salons (celui là, c’était pas comme Laurent et Olivier : on pouvait même le présenter à la famille…)

Et puis voilà : un jour, après avoir été amoureuse pendant deux ans, vous vous réveillez, et vous trouvez que c’est un joli produit, mais qu’il n’a rien d’exceptionnel, aucune véritable valeur ajoutée. En plus, il devenait un peu vieux et chiant. Poussiéreux… Et faute de pouvoir renouveler le produit, autant passer à une autre marque.

C’était ma période un peu bling-bling. Je me suis laissée embobiner par Benjamin.

Grosse erreur : Benjamin était très impressionnant au premier regard… mais si l’emballage en jetait, il n’y avait rien à l’intérieur… même pas la caution culturelle d’un Xavier...

Benjamin, c’était une coquille vide : un joli paquet qui enveloppait du vent… On ne reste pas avec un mec juste parce qu’il « fait luxe ». Benjamin, c’était Nosylis. Ben… il a fait faillite…

J’ai voulu revenir aux basics et j’ai rencontré Marc. J’avoue qu’au moment de commencer à écrire ce post, j’avais complètement oublié jusqu’à son existence… c’est dire s’il m’a marquée !

Au premier abord, il avait une personnalité. Pas très flexible ni original, mais on pouvait trouver chez lui l’essentiel. Au fond, Marc, c’était Rev.Vacances. Et puis, je me suis rendue compte que le problème n’était pas seulement son manque d’originalité : sous des airs d’exhaustivité dans le classique, il n’y avait rien à lui. Marc était juste un agrégateur de contenus : une copie des autres. Next !

Alors j’ai choisi (non pas par passion, mais par souci de sécurité) de me laisser envahir par Alexandre. Alexandre, c’était Jet Tours, dont l’agence avait pris l’enseigne. Dés notre rencontre, ma personnalité a été complètement effacée (j’étais devenue sa chose, il avait demandé qu’on m’appelle « Madame Alexandre »). Le problème, c’est que son téléphone était toujours en dérangement, et que quand par hasard, j’arrivais à le joindre, il dysfonctionnait de partout. Il a été mis sous la tutelle d’une vieille lady anglaise qui m’a interdit de le revoir. J’ai beaucoup pleuré parce que c’est la première fois que je me faisais plaquer… et pas avec élégance en plus… mais avec un peu de recul, je me suis rendue compte que j’étais tombée amoureuse de l’Alexandre du début, l’ancienne formule… (il était splendide au début, comment a-t-il pu devenir vide de sens en si peu de temps ?) et que depuis que cette Madame Cook lui avait mis le grappin dessus, il ne valait plus rien. Alors adios, sans regret !

Et puis, il y a eu Thierry. Je crois que je suis toujours amoureuse de lui. Mais malheureusement, ça ne pourra pas fonctionner entre nous.

Thierry était accessible, gentil, facile à comprendre… au début de notre relation, c’était un régal.

Sa cuisine était simple mais généreuse. Son humour était parfois un peu lourd, mais il avait l’air d’être un vrai gentil… (alors qu’en fait, c‘est un salaud). Natation, rando et surtout tennis, Thierry était sportif (parfois un peu trop), mais quand venait le soir, il avait le sens de la fête sans en rajouter…

Thierry était d’un excellent rapport qualité-prix : Thierry, c’était Marmara.

Le problème avec ce genre de produit, c’est qu’il ne supporte pas le moindre grain de sable.

A la première engueulade, il m’a menacée de me quitter, en me disant qu’il pouvait très bien se débrouiller tout seul… Et puis, question ponctualité, ça n’était pas merveilleux : sans arrêt, il annulait nos rendez-vous pour me « reconvoquer » (quelle jolie expression…) à un endroit différent et à un horaire fantaisiste. Et dés que je m’étais organisée pour être au deuxième rendez-vous, il annulait la reconvocation pour me demander de me présenter à l’horaire initial. Il m’a fatiguée… mais il me manque. Thierry n’était certes pas parfait, mais c’était le meilleur.

Après Thierry (qui devenait gros, prétentieux et égoïste), j’ai été cougar : j’ai pris des petits TO qui se lançaient, qui me traitaient comme une princesse, qui m’apportaient toute leur attention… ils étaient toujours fougueux et savaient déployer mille efforts pour me séduire … Je les ai testés, je leur ai appris plein de trucs qu’ils ne connaissaient pas… mais ils manquaient de maturité et de solidité. Alors à quoi bon avoir un mec qui n’en est même pas complètement un vrai ? Autant me débrouiller toute seule avec les moyens du bord, non ?

Depuis, je suis à la fois célibataire et consommatrice.

Célibataire, parce que je refuse de m’engager avec un tour-operator (euh… un mec). C’est parce qu’aucun ne m’apporte tout ce dont j’ai besoin : être à la fois courtisée, étonnée et rassurée…

Consommatrice, parce que je picore à gauche et à droite

Mais j’avoue de plus en plus arriver à me débrouiller toute seule. Au moins, si je n’y arrive pas, c’est de ma faute et uniquement de ma faute…

Les mecs, à la réflexion, je vous ai tous aimés… sincèrement, avec fougue, mais vous m’avez tous déçue. Désormais, mon choix est fait : je préfère être seule (avec mes copines) que mal accompagnée.


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